Nota Bene: je ne suis ni médecin, ni herboriste, je ne fais que recopier ce qu'il y a écrit dans mes livres, donc méfiez-vous bien si vous souhaitez consommer des végétaux !
L'absinthe
Elle écarte les ondes négatives et les problèmes de la vie. L'absinthe est une plante très amère, que diverses religions utilisent pour se purifier.
Elle fait partie des herbes dont on se sert pour les fumigations de Samain, car elle est liée au monde des morts et à la nostalgie éprouvée envers ceux qui ne vivent plus avec nous.
L'absinthe était la plante d'Artémis, déesse grecque responsable des morts violentes. Dans l'Antiquité gréco-romaine, on l'utilisa en infusion comme antidote du poison (ciguë) ou pour ses vertus abortives. Au XVIIe siècle, l'absinthe servait d'insecticide.
En Afrique du Nord, où elles sont appelées chiba qui est une autre plante qui pousse surtout dans les plaines désertique de la région orientale marocaine et est utilisable en médecine populaire en infusion ou en décoction pour traiter les spasmes abdominaux), les feuilles d'absinthe sont parfois ajoutées au thé à la menthe classique (en petite quantité, le goût étant très fort) soit pour leur goût particulier et très apprécié, soit pour pallier la rareté de la menthe en hiver, soit tout simplement pour réchauffer le corps.
En bouquet sec, l'absinthe éloigne les insectes.
L'acacia
Il s'agit d'une plante caractéristique des pays du sud de l'Europe, que le robinier remplace dans le Nord. C'est une plante épineuse qui éloigne les ondes négatives de façon naturelle, et que l'on utilise donc pour les rites de défense et de purification. Elle sert également à accroître les pouvoirs psychiques. On peut utiliser soit les feuilles, soit les fleurs séchées. C'est une plante dont le bois est dur et très coriace, et qui, le temps passant, est devenue un symbole d'immortalité et de force car elle résiste également au climat impitoyable du désert (elle est très présente dans les pays méditerranéens et en Afrique).
Le robinier (souvent assimilé à l'acacia):
On l'utilise pour créer la gomme arabique.
L'armoise
Cette plante, dont on dit qu'elle fut donnée aux femmes par Artémis, est souvent utilisée pour se protéger des malheurs et des accidents. En magie, l'armoise aide à accéder à la sérénité, et il convient donc de la brûler sur une braise quand on traverse des périodes difficiles, de dépression ou de mauvaise humeur. On l'emploi dans les rituels pour garantir la fidélité et le bonheur conjugal et pour écarter les trahisons, les incompréhensions, les accès de mauvaise humeur et l'indifférence du partenaire. Une branche d'armoise placée sous le lit renforce la vigueur sexuelle. Plantée dans le jardin ou sur le balcon, l'armoise assure la fidélité de celui ou celle qui partage notre vie. On l'appelle aussi « la plante des rêves » car, bue en décoction ou en tisane avant d'aller se coucher, elle aide à avoir des rêves prémonitoires.
L'armoise (Artemisia vulgaris) est une analogue de l'absinthe (Artemisia absinthum). Ainsi présente-t-elle à forte dose un caractère toxique. Plusieurs propriétés lui sont reconnues: tonique, fébrifuge, antispasmodique, vermifuge et stomachique. En infusion, elle régularise le cycle des menstruations à la ménopause. On l'utilise aussi pour soigner les infections urinaires. Mise dans les chaussures, cette plante aurait comme vertu de diminuer la fatigue pendant la marche. Avant, on l'utilisait pour aromatiser la bière et pour farcir la dinde. Elle a un goût amer et sucré. En médecine chinoise, on l'utilise pour faire des moxas : bâtonnets d'armoise séchée que l'on fait brûler à proximité des points des méridiens pour les chauffer.
L'aubépine
Cet arbuste a une grande importance dans les traditions nordiques et en Europe centrale, car il est considéré comme la demeure des fées. De nombreuses légendes racontent que les « bonnes dames » habitent dans les buissons d'aubépine, et qu'elles protègent et aident ceux qui préservent ces buissons tandis qu'elles exercent de redoutables vengeances envers ceux qui les coupent ou les brûlent.
La tradition écossaise estime que l'aubépine est un excellent médicament pour le coeur, tant d'un point de vue physique que magique, et en effet elle est très emplyée dans les rituels destinés à favoriser les rencontres amoureuses et à encourager la fertilité et la prospérité. Aujourd'hui encore, on plante un buisson d'aubépine de chaque côté du seuil de sa maison de campagne, car on pense que la maison sera ainsi protégée et que ni disgrâces, ni maladies, ni malheur ne pourront y entrer.
Les fleurs sont utilisées comme hypotenseur, antispasmodique et sédatif. Les feuilles sont en revanche tonicardiaques. Il est donc préférable de ne pas mélanger feuilles et fleurs dans une même infusion ou tisane.
2 cuillerées à soupe de graines d'aubépine, ajouter 3 tasses d'eau bouillante, laisser macérer 24 heures ; boire 1 tasse avant chaque repas.
En infusion une cuillère à soupe de fleurs par tasse laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour.
Remplir un bocal de sommités fleuries sèches recouvrir de Cognac laisser reposer 2 semaines filtrer mettre en bouteille ; 2 petites cuillères par jour.
Depuis l'antiquité, l'aubépine symbolise l'innocence et la pureté virginale. On dit qu'elle est très liée aux pratiques de sorcellerie du mois de mai.
Dans le Nivernais, on fixe, dans la nuit du 30 avril, une branche de celle-ci à l'entrée des écuries et des étables, afin d'empêcher les araignées dites sorcières d'y pénétrer.
La branche d'aubépine bien épointée serait souveraine contre les vampires quand elle leur transpercerait le cœur.
On dit que la foudre ne l'atteint jamais.
Au lendemain du 24 août 1572, jour du Massacre de la Saint-Barthélémy, les massacreurs commencent à s'affaiblir. Soudain, une rumeur folle se met à courir : on a vu une aubépine morte refleurir au cimetière des Innocents ! C'est un miracle ! Un signe que Dieu approuve ce que font les catholiques ! Il faut donc continuer à tuer, à tuer encore et sans cesse les "hérétiques" ! Le massacre reprend. Certains curieux veulent approcher l'aubépine miraculeuse. Impossible, elle est gardée par plusieurs rangs de soldats agressifs. Tellement bien gardée qu'elle n'existe que dans la rumeur.
Le basilic
C'est une plante très courante dans la civilisation méditerranéenne et en Europe centrale, notamment pour les rituels de défense contre toutes les formes de pauvreté, morale, spirituelle, intellectuelle ou économique. Elle est utilisée pour redonner confiance en ses propres capacités et rehausse l'estime que l'on a de soi, et pour encourager dans des périodes où l'on ressent peu d'amour, tant pour soi que pour les autres. Elle entre dans la composition de toutes les fumigations destinées à procurer chance et argent. On peut conserver quelques feuilles de basilic dans son portefeuille, ou en cultiver un petit pot sur le rebord de la fenêtre. On l'emploie aussi beaucoup dans les rituels d'amour, pour s'assurer la fidélité de son partenaire, pour revigorer une relation qui s'essouffle et écarter les jalousies et les convoitises susceptibles de troubler l'harmonie du couple.
Utilisation:
Partie utilisée : feuilles et sommités fleuries
Propriété : Stomachique, carminatif, lactagogue, stupéfiant léger
Mode d'emploi : Infusion, poudre, essence, oenolé, cataplasme
Sédatif, antispasmodique des voies digestives, diurétique, antimicrobien, contre l'indigestion et en tant que vermifuge. Il éloignerait les moustiques et c'est un remède contre l'héméralopie (difficulté excessive à voir lorsque la luminosité diminue).
Le basilic possèderait aussi des vertus narcotiques.
En Inde, le basilic est une plante sacrée déposée en offrande à Vishnou, protecteur du monde, et à Krishna, un dieu sauveur du monde.
Durant l'Antiquité, il était considéré comme une plante royale.
Dans certaines régions d'Afrique, le basilic est utilisé pour conjurer le mauvais sort.
Dans l'Europe du Moyen âge, le basilic faisait partie des plantes de la sorcellerie avec la belladone et la digitale.
Dans le langage des fleurs de l'Europe du XIXe siècle, il exprime la haine car selon la légende la plante poussait mieux si elle était injuriée en la cultivant.
Le bouleau
C'est un arbre d'une importance capitale dans les traditions d'Europe du Nord. Il est utilisé comme support de nombreux rituels druidiques. Ainsi, nombreux sont ceux qui gravent des runes sur des écorces de bouleau en l'honneur de Jack the Green, l'homme vert, le dieu de la fertilité, l'époux de la Grande Mère qui fut tué et sacrifié pour fertiliser la terre.
Le bouleau protège des maladies et de la malchance, mais il éloigne surtout la tristesse, raison pour laquelle on l'utilise pour soulager les dépressions et le découragement : il suffit d'en placer quelques feuilles sous son oreiller pour améliorer son humeur. On emploie de la même façon le bois du tronc et les feuilles, en fumigations, pour protéger les enfants ou pour accompagner dans leur voyage ceux qui abandonnent leur incantation pour une nouvelle vie.
En Europe du Nord (Scandinavie, Pays Baltes, Sibérie), l'écorce de bouleau, tressée en lanières, était utilisée à la campagne pour fabriquer des chaussures appelées lapti (лапти) en Russie. En Russie, elle a également servi de support d'écriture.
Le bouleau brûle vite sans que sa flamme ne soit trop chaude et laisse très peu de cendres. Il était apprécié des boulangers. C'était le bois de boulange.
En Europe du sud où leur croissance est rapide, le bois des bouleaux pubescents et verruqueux est considéré comme de peu de valeur. Dans les pays du nord où il croît plus lentement, on en tire un bois de belle qualité, d'aspect très blanc, doux et soyeux, qui se travaille et s'imprègne facilement. Ses propriétés mécaniques sont excellentes, son grain est fin et uniforme.
Le bois du bouleau jaune est utilisé en menuiserie sous le nom de merisier, celui du bouleau flexible sous le nom de merisier rouge.
Le bouleau est le premier arbre du calendrier celtique ; il symbolise la sagesse. Le nom local du bouleau est également à l'origine du nom du mois de mars dans plusieurs langues slaves, comme en tchèque (březen) et en ukrainien (березень); il s'agirait d'une évocation de la sève qui commence à circuler à cette époque.
Les Amérindiens considéraient le bouleau comme un arbre sacré et utilisaient son écorce pour fabriquer des canots et des parchemins.
Enfin, si le frêne (ask) est l'arbre symbolisant les mythologies Scandinaves, le bouleau (bjørk ou bjerk) est un symbole nationaliste Norvégien, utilisé de nombreuses fois par les peintres romantiques. Johan Christian Dahl a pour un de ses plus célèbres tableaux, Bjerk i storm (Bouleau dans la tempête) représentant un bouleau situé sur une falaise et malmené par le vent.
La Bruyère
En Ecosse, la bruyère est très courante, et on l'emploie en fumigations à des fins purificatrices et protectrices. Cette plante est en effet très résistante et donne la force et la capacité de supporter les problèmes et les moments de fatigue. En outre, elle aide à résoudre les problèmes de cœur, en prédisposant à l'amitié et à l'amour. On tresse des couronnes de bruyère en remerciement d'un événement important qui s'est déroulé après un rituel de magie.
On connaît deux genres appelés communément « bruyère » : Erica et le genre mono spécifique Calluna,
Le nom Erica vient du grec ερείκη, qui signifie lande, bruyère.
La Camomille
Elle est considérée comme la fleur du courage, car elle accroît la résistance à la fatigue et à la douleur physique et allège la douleur morale. C'est une de ces plantes dont la couleur rappelle le soleil et l'or, et on l'emploie donc dans les rituels destinés à obtenir de l'argent ou un travail. Ainsi, on peut obtenir un résultat positif si on se lave les mains avec une décoction de camomille avant un entretient professionnel. De plus, avant les opérations de magie, mise dans les ablutions, elle éloigne les pensées susceptibles de distraire, les préoccupations ou le stress.
La fleur de camomille romaine (Chamomillae romanae flos) est tonique, stomachique, antispasmodique et analgésique.
Ses principes actifs sont ses constituants polyphénoliques (acide phénols, flavonoïdes, procyanidols, coumarines); huile essentielle, sesquiterpènes à saveur amère.
Elle s'utilise en tisane, seule ou en mélange, et les herboristes lui attribuent à dose modérée une efficacité contre l'insomnie. Actuellement, la camomille romaine est utilisée de façon générale pour traiter tous les troubles où le spasme occupe une place importante, en particulier, dans le cas de troubles digestifs fonctionnels : digestions difficiles (spasmes digestifs douloureux) ou de dysménorrhée. D'après la monographie de la Commission E (BAnz n°221 du 25.11.93), aucune indication thérapeutique ne peut être envisagée.
En soins de beauté, elle est toujours présente dans des lotions, des crèmes, des shampoings.
La Mandragore
Encyclopedia Of Witches & Witchcraft (traduc © Aranna)
Plante vénéneuse vivace qui pousse dans la région méditerranée et qui est réputée pour ses puissantes propriétés magiques. La mandragore, qui fait partie de la famille de la Belladone, dégage une odeur forte et désagréable. Elle est hautement toxique, bien qu'entrant dans la composition de remèdes thérapeutiques et comme aphrodisiaque dans les philtres d'amour. Les propriétés magiques attribuées à la mandragore sont dues à la forme de sa racine, qui ressemble à un homme, une femme ou parfois à un phallus, et à la lueur phosphorescente que ses baies prennent à la lumière du petit matin. Les anciens arabes et les germains croyaient au pouvoir de la mandragora, une sorte d'esprit ressemblant à un petit homme imberbe qui habitait dans la plante.
Selon la tradition, la mandragore se dérobe à l'approche d'une personne, et la toucher peut être fatal. Quand elle est déracinée, elle hurle, suinte du sang et quiconque la touche meurt dans d'atroces souffrances. Un des procédés employés pour la cueillir en toute sécurité était de creuser tout autour de la racine, de dégager un petit bout de la racine, de l'attacher au cou d'un chien à l'aide d'une corde et de partir. Quand le chien essayait de suivre son maître, il déterrait donc la mandragore et mourrait à la place du maître. Sa mort donnait à la mandragore le pouvoir de protéger des démons. La racine était aussi reconnue pour ses aptitudes à prédire l'avenir, en secouant sa tête pendant qu'on lui posait des questions. [Ndt : selon les mouvements de la tête, on interprétait les réponses]
Dans la Grèce Antique, la mandragore était appelée l'herbe de Circé, du nom de la sorcière qui, à partir de sa racine, fit un philtre et s'en servit pour transformer les compagnons d'Ulysse en pourceaux. En Grèce et à Rome, elle était utilisée à des fins médicales, pour anesthésier avant les cautérisations et les opérations.
Les sorcières du Moyen Age allaient de nuit cueillir la racine sous les gibets, gibets où les criminels impénitent, qui faisaient le mal depuis leur naissance étaient censés avoir trépassés. La taille de la racine qui y poussait était proportionnelle aux pertes corporelles du cadavre. Selon la tradition chrétienne, les sorcières lavaient les racines dans le vin et l'enveloppait dans du velours et de la soie. Elle la nourrissait avec des hosties consacrées volées à l'Eglise pendant la communion, pratique qui plaçait les sorcières dans le camp du Diable.
La mandragore est réputée pour être un aphrodisiaque et accroître la fertilité. Elle est aussi connue sous le nom de « pomme d'amour ». Dans la Genèse, La femme de Jacob, Rachel, qui est stérile, mange une racine de mandragore afin de pouvoir concevoir Joseph. La mandragore est donnée aux femmes afin d'assurer une descendance masculine. Les arabes portaient la racine comme une amulette pour améliorer leur virilité.
Elle est également sédative, antispasmodique, anti-inflammatoire (en cataplasme), hypnotique et hallucinogène.
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